Daniel Alain de Roeck et Joëlle Chevalier

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Daniel Alain de Roeck et Joëlle Chevalier

Message par jojo.bonnet le Dim 12 Oct - 17:19

Bonjour à tous,
Je travaille à l'écriture de ce post pour nous présenter. A bientôt

jojo.bonnet

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Re: Daniel Alain de Roeck et Joëlle Chevalier

Message par jojo.bonnet le Lun 13 Oct - 13:43

Daniel Alain de ROECK a été technicien son et audio-visuel, animateur de spectacle et ingénieur du son au Club-Med. Il a travaillé dix ans en méthode analogique sur des magnétophones à bandes « Revox » pour le montage des bandes-son de spectacles, où le logiciel « GoldWave » fut son terrain d’entrainement. Lors de la transition vers le tout numérique, il a appris en autodidacte avec un système informatique personnel. Pour ma part, en tant que co-auteure, (Joëlle Chevalier), je transpose dans cet ouvrage les données techniques dans une syntaxe littéraire facile à comprendre.
Nous sommes tous deux natifs du Nord de la France et notre collaboration s'est faite tout naturellement. Pour pouvoir franciser GoldWave, nous avons obtenu l'autorisation de son créateur, Chris Craig, au Canada. Vous verrez en cliquant sur ce lien que nous figurons sur son site: http://www.goldwave.com/

jojo.bonnet

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Re: Daniel Alain de Roeck et Joëlle Chevalier

Message par jojo.bonnet le Ven 17 Oct - 22:59

A côté de ce livre technique en 2 tomes, nous avons aussi participé au 1er concours de nouvelles en 48 h chez notre éditeur Edilivre où nous avons été classé 225ème sur 1450 environ.Pour des auteurs techniques, c'est une performance réussie.
Je vous laisse le soin de la découvrir: son thème étant "Le pouvoir", nous avons donc choisi: Les Mots mènent au Pouvoir. 
Vous pourrez nous laisser vos commentaires!



Les Mots mènent au Pouvoir

Je me surprends à jouer de la scolastique, chère à Aristote, autour d’un mot tellement présent, tellement abusé et usé et trop omniprésent dans la vie courante. Je suis né, j’écris et je lis, je parle et je pense, donc je suis (comme aurait pu l’écrire René Descartes, le philosophe) et je prends des décisions. C’est là mon premier pouvoir, ma liberté, mais le pouvoir de quoi exactement ? Je possède la capacité d’agir, « je peux ». Mais ce n’est que le pouvoir moral, celui de faire et d’exiger. En fait, il y a une pluralité de pouvoirs dans le tissu social, individuel ou collectif, moral ou partagé. Voilà bien un grand-mot, un verbe qui possède trop de pouvoir de signification, de sens et d’utilisation.
Il a fallu m’enseigner la conjugaison des verbes : savoir et devoir, vouloir et avoir avant d’oser même penser utiliser celui de « pouvoir », pendant les dix-huit premières années de ma vie. Cette période assujettie à l’autorité parentale pendant laquelle il m’était peu recommandé de développer ce mot de la langue française que j’apparentais à : puissance et permission, possession et procuration. Dix-huit années à écouter les grandes personnes vous répéter inlassablement les principes du pouvoir : humilité et simplicité, générosité et fragilité. Savoir et devoir, vouloir et avoir, quatre verbes qui mènent le monde. Dans un certain sens, le pouvoir n’est qu’autorité personnelle, par exemple dans les rapports entre parents et enfants ou entre professeurs et élèves. Puis-je ceci, puis-je cela…
J’ai failli croire un jour que j’étais entre de très mauvaises mains que les miennes et que seul je n’arriverai jamais à prendre place dans la société selon mon propre pouvoir. J’ai pourtant vite compris le sens de la hiérarchie familiale et collective, sociale et professionnelle. Adolescent, je ne concevais l’obtention du pouvoir que de deux façons : la première, par la force naturelle et la seconde, par la force de persuasion, la raison du plus fort ou la raison du plus sage. Ces deux raisons sont souvent associées en politique. Avant le substantif, il y a le verbe qui se conjugue de manière transitive ou intransitive et même de façon impersonnelle : il se peut, il se pourrait, comme si de rien n’était, comme si « pouvoir » avait besoin d’une permission quelconque pour exister.
A l’école, l’histoire de France m’a rappelé que l’abus de ce substantif ou de ce verbe pouvait vous faire perdre la tête ou vous placer, au pied du mur, devant les fusils, à abuser de la puissance et la possession, de la permission et des possibilités. L’école vous fait réciter les cinq principaux pouvoirs : le législatif et l’exécutif, le judiciaire et le médiatique, et puis l’opinion publique. Moi, j’en avais pourtant plein d’autres, de pouvoirs, dans mon cartable : le plein-pouvoir, le pouvoir d’achat, le fondé de pouvoir, le pouvoir magique, le pouvoir d’agir, le pouvoir absolu, l’abus de pouvoir, les pouvoirs publics, le pourvoir en cassation… (sic) Tout est pouvoir décidément. Je retournais derechef dans mon absence de volonté juvénile mais je savais déjà à cet âge-là que l’argent donnait la puissance et le savoir l’influence. A défaut de l’un on peut acquérir l’autre, encore un pouvoir.
Le premier : le législatif est confié à un parlement, le deuxième : l’exécutif est confié à un gouvernement, le troisième : le judiciaire est confié aux juridictions, le quatrième concerne tous les médias et le cinquième tous les autres gens, le public. Voilà la première séparation du mot pouvoir en France. La nécessité d'une telle séparation inspira l'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui affirme (bien que de façon allusive et sans aucune précision) : « Toute société, dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. » Aristote (-384/-322 av J.C.) distinguait trois parties de l’Etat : l’assemblée générale (parlement), le corps des magistrats (gouvernement) et le corps judiciaire.
J’ai échappé, au collège et au lycée, à la classique dissertation philosophique sur ce mot hégémonique, un mot synonyme de : autorité et capacité, possibilité et particularité, à une époque où l’instruction civique et religieuse disparaissait des cours des écoles laïques. Que voulez-vous que je dise de : mainmise et emprise, maîtrise et institutionnalisme. Impossible de parler ou d’écrire sans prononcer ce mot omnipotent comme s’il se prenait pour un verbe auxiliaire, on ne détrônera jamais les verbes : avoir ou être du langage courant. Je serais malheureux que de vouloir et de ne jamais pouvoir faire autrement que de prononcer ce mot : « Ai-je la permission de… », « Suis-je capable de… ». Que puis-je affirmer d’autre que le pouvoir est partout ! Qu’il s’exerce selon un jeu relationnel inégal et déséquilibré parce que nous sommes tous différents, le principal est de faire triompher sa volonté au sein d’une relation sociale.
Le quatrième pouvoir, les médias dont la presse en somme, nous montre des gens de pouvoir parfois poussés à l’arrogance, je me réfugie alors dans ma poésie, celle que je reçois de ma moitié qui me rappelle la richesse de l’existence. J’aimerais affirmer que le pouvoir des mots est la force de l’humanité même si les mots ont quelquefois plus de pouvoir que de sens selon leurs origines : de la presse contre-pouvoir ou de l’opinion publique anti-pouvoir. Le pouvoir de l’auteur, lui, est de rendre familières les choses nouvelles. La mission essentielle du pouvoir : n’est-elle pas de rendre les hommes heureux ? J’oserai presque dire qu’ils en sont le premier pouvoir puisqu’ils sont le porte-parole de l’opinion publique.
L’opinion publique restera l’ensemble des convictions et des valeurs plus ou moins partagées des jugements, des préjugés et des croyances de la population d’une société donnée, d’une entité. Ce cinquième pouvoir est animé de forces contradictoires, de fortes identités régionales, il n’est pas une majorité mais est composite comme le montrent les bretons et les corses, les bonnets rouges et les cagoules noires. Le peuple est souverain, lui possède tous les pouvoirs mais doit les partager, d’où les « pouvoirs publics ». Cette opinion est née de la république et du suffrage universel qui en ont fait un acteur de principe, aujourd’hui, elle est une donne inéluctable des gouvernements. Mais vous et moi pouvons passer d’un côté ou de l’autre de la barrière et contester ou diriger. En outre, les médias sont le relais d'une vaste gamme de techniques de diffusion des messages publicitaires auprès des personnes auxquelles ils s'adressent afin d'orienter les idées et les comportements de cette opinion.
Je soupçonne une collusion certaine entre pouvoir et devoir, entre science et religion, le savoir veut classer les individus, bien rangés par thème, dans une bibliothèque. Le député et le juge, le scientifique et le spirituel se donnent la main pour nous coller une étiquette sociale. L’un vous dira : savoir pour prévoir, afin de pouvoir, l’autre répondra : Dieu commence là où l’homme voit finir son pouvoir. Et le troisième de me réciter ses citations : « la puissance a plus de pouvoir que la force » ; « nous sommes esclaves des lois pour pouvoir être libres » ; « le pouvoir est jouissance ». Puissance-autorité-force-violence ne sont qu’une même chose : la force publique répond à la violence des manifestations, elle est l’autorité, la puissance de réaction du pouvoir en place. Qui ne s’est pas frotté, un jour, à la matraque des agents de la Compagnie Républicaine de Sécurité ? Le cinquième pouvoir : l’opinion publique, elle ou lui est dans la rue pour manifester son mécontentement et subit les coups du premier pouvoir, la boucle est bouclée.
Je dois me rendre à l’évidence que le pouvoir correspond à l’aptitude de l’homme à agir, et à agir de manière concertée, il n’est rarement qu’une propriété individuelle, il peut appartenir à un groupe et continuer ainsi, aussi longtemps que ce groupe n’est pas divisé. Il donne permission et procuration, personnalisation et possession. Je ne vous cacherai pas que si la puissance désigne sans équivoque, en moi, un élément caractéristique de mon entité individuelle, j’en serais alors assez fier et n’utiliserais pas la métaphore pour décrire ma satisfaction. Je rentrerai dans le moule social et prendrai place dans la société, suivant mon pouvoir, celui peut-être de jouer avec les mots.
A défaut de pouvoir, il me reste les mots de la langue française, je prends conscience de la dimension sociale qu’elle exerce sur tous. Les paroles s’envolent, elles sont le secret du succès relationnel quand il ne s’agit que de prononcer et d’entremêler des syllabes. Les écrits restent, quand les mots sont le reflet de l’âme et du cœur, de l’esprit et de ma personnalité. Les mots sont imprégnés de sens, ils sentent bon le pouvoir, celui de paraître couchés sur le papier. La musique ne pourra alors commencer que lorsque le pouvoir des mots s’arrêtera, c’est ce que vous diront tous les musiciens pour vous prendre la parole. Puissent tous les mots de cette nouvelle dormir éternellement dans les rayonnages des bibliothèques et je gagnerai alors un certain pouvoir ! Maintenant, dans un contexte plus banal, jongler avec les mots me donne le pouvoir de charmer incessamment ma moitié qui me les renvoie enluminés de poésie et d’humilité discrète.
Notre degré de bonheur familial, de réussite sociale, d’accès au pouvoir dépend des mots que l’on dit et que l’on écrit, que l’on publie et que l’on chante. Les mots possèdent un réel pouvoir, à vous de le découvrir, de connaître leurs sens polysémiques : étymologique et sémantique, propre et figuré, moderne et poétique, historique et péjoratif... Nous sommes tous des êtres de lumière et notre but est de contribuer à créer un monde qui doit vivre dans l’harmonie et dans la liberté d’expression.

jojo.bonnet

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Re: Daniel Alain de Roeck et Joëlle Chevalier

Message par dhallepee le Ven 17 Oct - 23:58

Merci d'avoir partagé avec nous

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Didier
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